The G20: the symbol of a multipolar and interdependent world

The chronic crises of the international economy and finance are at the origin of an institutionalization of global governance beyond the simple UN framework. The relevance of the framework offered by the Security Council has not withstood the changing balance of power on the international scene. The situation has changed with the end of the Cold War and the emergence of new powers in a multipolar and interdependent world. The creation of the G20 expresses the desire to adapt global governance to the changing international balance.
The G20 allows for a more open, balanced and representative inter-state and multilateral exchange. The G20 is made up of the world’s top 20 economies, which account for about 90% of global GDP, while the G8 economies account for less than 60%. The meeting of Western and emerging powers reinforces the legitimacy of this new instrument of global governance, even if their own interests remain mostly contradictory.
Despite the structural change, the composition of the G20 remains unbalanced. The Western world is over-represented, while some regions of the world are almost absent. The weight of Western European states (Germany, France, United Kingdom and Italy), the European Union and North America (United States and Canada) testifies to this Western overrepresentation.v The affirmation of emerging powers is reflected in the participation of three Central/South American countries (Mexico, Brazil and Argentina) and six Asia-Pacific states (China, India, Japan, Indonesia, South Korea and Australia). Africa (South Africa), the Middle East (Saudi Arabia and Turkey) and continental Asia (Russia) are under-represented. The primary criterion for representation is economic and does not follow a logic of democratic justice.

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Le G20 : le symbole d’un monde multipolaire et interdépendant


Les crises chroniques de l’économie et de la finance internationales sont à l’origine d’une institutionnalisation de la gouvernance mondiale au-delà du simple cadre onusien. La pertinence du cadre offert par le Conseil de sécurité n’a pas résisté à la mutation des rapports de force sur la scène internationale. La donne a changé avec la fin de la guerre froide et l’émergence de nouvelles puissances dans un monde multipolaire et interdépendant. La création du G20 exprime la volonté d’adapter la gouvernance mondiale à la mutation des équilibres internationaux.
Le G20 permet un échange interétatique et multilatéral plus ouvert, plus équilibré, et plus représentatif. Le G20 est formé des vingt premières puissances économiques mondiales qui représentent environ 90% du PIB mondial, alors que les économies du G8 en réunissent moins de 60%. La réunion de puissances occidentales et de puissances émergentes renforce la légitimité de ce nouvel instrument de la gouvernance mondiale, même si leurs intérêts propres demeurent le plus souvent contradictoires.
Malgré l’évolution structurelle, la composition du G20 reste déséquilibrée. Le monde occidental est sur-représenté, alors que certaines régions du monde sont quasi absentes. Le poids des États de l’Europe occidentale (Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie) de l’Union européenne et de l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) témoigne de cette surreprésentation occidentale. L’affirmation de puissances émergentes se traduit par la participation de trois pays d’Amérique centrale/du Sud (Mexique, Brésil et Argentine) et de six États d’Asie-Pacifique (Chine, Inde, Japon, Indonésie, Corée du Sud et Australie). L’Afrique (Afrique du Sud), le Moyen-Orient (l’Arabie saoudite et la Turquie) et l’Asie continentale (Russie) sont sous-représentés. Le critère premier de représentation est d’ordre économique et ne relève pas d’une logique de justice démocratique.

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